Deux diaporamas au programme

de cette fin de semaine.

Vendredi 12 janvier à 20h, organisée par la médiathèque de Saint-Germain-Laval, projection du diaporama « Courant d’Italie », suivie dans la foulée d’une séance de dédicaces, à la salle de la Communauté de communes du Val d’Aix et d’Isable.

127

Pas d’affolement si vous ne pouvez pas venir cette fois-ci, la saison ne fait que commencer. Je vous informerai régulièrement en temps utile des différentes projections programmées.

Samedi 13 janvier, à la MJC d’Andrézieux-Bouthéon, c’est « Courant de Loire » qui sera encore à l’honneur, avec une projection ouverte à tous et prévue à 16h. Cette séance est organisée conjointement par la MJC et l’ANHM (Association Nautique pour Handicapés Moteurs), à l’occasion de  leur repas annuel. Mais l’ANHM n’est pas qu’organisatrice de repas! Elle met en place chaque samedi une activité piscine adaptée pour ses adhérents. Petite action… mais très importante pour le public concerné !

:www.bougezvouslavie.fr

234

 

Publicités

Par son ampleur, la crue de l’Aix de ce 4 janvier 2018

est une des plus importantes, de mémoire d’homme encore en vie. Si elle n’est pas montée aussi haut que celle du 14 février 1990 (195m3/s), une crue centennale exceptionnelle, restée dans toutes les mémoires, elle est au niveau de celles de mars 1988 (112m3/s) et de janvier 19881 (110m3/s), et a largement dépassé la crue de début décembre 2003 (79m3/s).

Graphique des DEBITS

Sources de la DIREN Rhône-Alpes.

DSC_0149

La pluie de cette nuit (35mm) combinée à la douceur ambiante, a fini de faire fondre toute la neige accumulée sur les sommets des Bois Noirs, ce qui nous a donné un joli paquet d’eau.

DSC_0166

Chez moi, la rivière est sortie de son lit vers 8h ce matin. Alors, il était temps de préserver tout ce qui craint en le surélevant. En effet, si la maison d’habitation est totalement hors d’eau à l’étage, il n’en est pas de même pour une autre partie des bâtiments : anciennes écuries où est stocké tout un tas de meubles récupérés à droite ou à gauche, atelier, entrée de services avec l’entreposage des chaussures, chaufferie. Pas de panique, depuis les inondations de 1990, de bonnes dispositions ont été prises. aujourd’hui,  il ne s’agit que  d’ajustements.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’eau a continué de monter régulièrement toute la matinée, envahissant notre cour l’écurie, l’atelier, la chaudière. Que faire ? Aller voir si les voisins ont besoin d’un coup de main, prendre des photos aux alentours immédiats et en particulier à la chapelle de Baffie, discuter avec les badauds à propos des crues passées.

11h47

La crue a atteint son pic à 13h. Le niveau de l’eau s’est stabilisé un moment pour redescendre lentement durant l’après-midi. Il faut alors nettoyer les bâtiments dès que possible, en tout cas avant que la boue ne sèche, auquel cas il faudrait employer de l’eau sous pression. Le tuyau d’arrosage d’une main, le balai de l’autre, c’est une après-midi de boulot pour tout remettre en état. Voilà, c’est fait !

Au moment de terminer j’ai une pensée pour les iliens de Chalonnes, de Béhuard qui sont abonnés régulièrement à de tels excès et qui savent bien vivre avec. Je sais aussi qu’il faudra dorénavant s’habituer aux excès climatiques en tout genre : périodes de sécheresse, excès d’eau, grand froid, douceur inhabituelle… Quoi qu’en dise monsieur Trump, le réchauffement climatique dû à l’activité humaine est passé par là !

13h21

Alors, j’attends la prochaine, je sais que je la verrai, mais cette fois, je fermerai bien la porte !

 

 

Méconnus, les vestiges du funiculaire de Biesse

sont encore en partie visibles sur la commune de Saint-Marcel -de-Félines, en surplomb de la Loire. Nous avons pu nous en rendre compte avec Agnès, lors d’une ballade « digestive », très appréciée au milieu de tous les excès dûs à la succession des repas de fête.

1__00001

Ce funiculaire, ainsi que deux autres à proximité (à Neulise et Saint-Symphorien-de-lay), a été mis en service en mars 1833, sur la troisième ligne de chemin de fer française, construite pour amener le charbon du bassin stéphanois jusqu’au port de Roanne en aval, là où le fleuve devient navigable plus aisément. (Les travaux de creusement du canal de Roanne à Digoin n’ont commencé qu’en 1832 pour une ouverture à la navigation en 1838)

Un problème de taille est tout de suite apparu lors de la construction de cette ligne, le seuil de Neulise et ses 220m de dénivelé, séparant la plaine du Forez de celle de Roanne ! Comment faire ?

Suivre la Loire qui traverse le plateau dans des gorges difficiles d’accès ? L’allongement du parcours, la construction des viaducs, le percement des tunnels auraient rajouté des difficultés techniques et ainsi considérablement augmenté le coût de l’affaire. Alors on s’en tient à un tracé plus direct. (La ligne actuelle, elle, circule plus à l’ouest, plus près du fleuve.)

30__00027

Les ingénieurs mettent au point l’installation de 4 funiculaires, un à chaque pied de pente, dont celui de Biesse, et un autre, double au point culminant de la voie ferrée. Ces plans inclinés permettaient de tracter les wagons de marchandises ou de voyageurs, qu’on avait décrochés au préalable. Des machines à vapeur à poste fixe prenaient le relais de la locomotive, incapable à cette époque, de les monter sur une pente de plus de 4%.

5__00004

Il reste peu de traces de cette aventure. En se baladant ici ou là, on devine parfois l’ancien tracé de la voie. Seuls subsistent à Biesse les restes de la gare, flanqués d’un appentis où étaient sans doute remisés les chevaux prenant le relais jusqu’au funiculaire de Neulise, à 4 km de là. Le bâtiment abritant la chaudière qui produisait la vapeur nécessaire pour l’entraînement du treuil où s’enroulait la corde de chanvre tirant les wagons a disparu. Juste à côté, la réserve d’eau nécessaire à la production de la vapeur, est toujours là.

DSC_0097

L’ensemble, au sommet de la colline et en bordure immédiate du futur tracé de la RN 82, donne une forte impression d’abandon et c’est désolant. En effet, ce site, bientôt inaccessible car perdu au milieu des buissons, mériterait un minimum d’entretien, voire de mise en valeur, pour le témoignage historique qu’il nous laisse. C’est un des premiers funiculaires au monde et son bâtiment construit en 1833 et encore debout (pour l’instant), s’avère être le plus ancien bâtiment ferroviaire de France !

DSC_0099

Cet article est largement inspiré du site https://www.remontees-mecaniques.net/ , que je vous invite à aller consulter, et des remarquables travaux de recherche de Laurent Berne, auquel j’emprunte quelques photos, croquis et dessins. Tant que vous y êtes, poursuivez sur celui des Amis du Rail en Forez, qui est une véritable mine d’or : http://arforez.free.fr/

Pour la balade, voir le topoGuides « Autour des gorges de la Loire » PR2